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Etude de bruit "Exposimétrie"
Etude de bruit "Cartographie"
Etude et proposition d’aménagement des postes de travail
sur écran dans un hôpital
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Exposimétrie bruit
Présentation de l'étude :
Suite à un contact téléphonique avec le médecin du travail d'une entreprise de fabrication de groupes frigorifiques du département de la Seine-Maritime, il a été émis la possibilité d'effectuer une évaluation de l'exposition au bruit des salariés au niveau de plusieurs postes de travail dans les différents ateliers de production.
Chaque atelier est constitué d'une chaîne de montage constitué de plusieurs postes successifs d'assemblage de composants et de brasure (soudure au chalumeau).
Chaque salarié à son poste de travail utilise fréquemment plusieurs outils à main (visseuses, déboulonneuses, palans, postes de brasure…) émettant plus ou moins de bruit selon le type d'appareil.L'objectif de cette étude consistait à enregistrer l'exposition au bruit des salariés afin de vérifier s'il était nécessaire de prévoir des systèmes de protection collective contre le bruit ou si le port de protections individuelles auditives est inutile, conseillé ou indispensable.
Appareils utilisés :
- deux sonomètres - exposimètres 01dB SIE 95 pour enregistrer des relevés d'exposition sonore à différents postes de travail.
- un sonomètre 01dB CLS 95 pour effectuer des mesures instantanées complémentaires
Ces deux appareils ont été calibrés, avec le calibreur 01dB CaL02, avant de commencer les deux campagnes de mesure.
Sonomètre SIE 95 |
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Méthodologie appliquée :
Etant donné le caractère très fluctuant du bruit rencontré dans les différents ateliers de fabrication, il est impossible d'effectuer des cartographies des niveaux de bruits par zones géographiques. En effet, chaque salarié dispose de plusieurs types d'outils à main (essentiellement des visseuses et des déboulonneuses de différents modèles, mais aussi des soufflettes et des appareils de brasure suivant les postes de travail) qu'ils utilisent périodiquement suivant les tâches qui leur incombent. A chaque poste de chaque atelier, le niveau de bruit est très variable suivant que l'opérateur utilise lui-même un outils à main ou qu'un de ses collègues des postes à proximité en utilise lui aussi un…
C'est pourquoi il a été choisit d'effectuer plusieurs enregistrements des expositions au bruit de plusieurs salariés dans les différents ateliers. Ces enregistrements permettant d'évaluer le niveau sonore ambiant auquel est soumis chaque salarié, c'est-à-dire celui qu'il émet lui-même du fait de son activité mais aussi celui émis par tous les collègues à proximité dans son environnement de travail. Ces enregistrements ont été effectués sur des périodes de 30 minutes environ, échantillon qui semble être représentatif des niveaux de bruit auxquels sont soumis quotidiennement les salariés des postes concernés, étant donné que leur activité est cyclique et répétitive sur des périodes de temps inférieures à ces 30 minutes.
Parallèlement à ces enregistrements, des mesures de bruit en instantané ont été réalisées en différents endroits des ateliers dans le but d'évaluer par exemple, le niveau sonore émis par une soufflette, un poste de brasure…
Pour chaque exposimétrie, il a été calculé un niveau sonore global (Leq) qui correspond à l'exposition moyenne d'un salarié pendant la totalité de la période de mesure.
Leq (courbe bleue) : niveau continu équivalent pondéré A calculé sur un durée d'intégration de 1 seconde (graphe) et sur toute la période de mesure (Leq du tableau).
Lpc (courbe jaune) : niveau maximal de pression exprimé en dB relevé dans chaque durée d'intégration de 1 seconde.
Ces tracés ont été complétés par des histogrammes représentatifs du pourcentage du temps passé par le salarié à chaque décibel pendant la période d'enregistrement. Ces données permettent d'évaluer le temps total passé à des expositions supérieures à 80, 85 ou 90 dBA par exemple.
Rappel réglementaire :
Décret du 19 juillet 2006 transposant la directive européenne 2003/10/CE d’application au 15 février 2006 :
Obligation de mise à disposition des travailleurs des protecteurs auditifs individuels à partir de 80 dBA (ou 135 dB de crête en instantané).
Obligation de mise en œuvre de mesures de réduction de l’exposition au bruit des travailleurs à partir de 85 dBA (ou 137 dB de crête).
Valeur limite d’exposition des travailleurs au bruit : 87 dBA (ou 140 dB de crête).
Exemple 1 : Poste d'assemblage sur une chaîne de production :
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(Courbe bleue : Leq / Courbe jaune : Valeur maximale pendant chaque seconde) |
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L'opérateur à ce poste de travail effectue des tâches de montage sur des châssis nus. Il a à sa disposition un palan ainsi que plusieurs types de visseuse. Chaque visseuse en fonctionnement n'émet pas un même niveau sonore : certaines émettent en effet des niveaux de bruit compris entre 80 et 85 dBA alors que d'autres sont plus bruyantes, dépassant 90 dBA en pic (de même pour tous les postes de travail, excepté les magasiniers et les braseurs à l'établi).
Pendant cette enregistrement, l'opérateur a été exposé à un niveau sonore équivalent de 84.9 dBA , seuil au-delà duquel des protecteurs individuels doivent être mis à disposition des salariés dans la législation actuelle. Par ailleurs, il a été exposé pour environ un tiers de son temps à des niveaux supérieurs à 80 dBA et pour environ 15 % de son temps a des valeurs supérieures à 85 dBA (Pic maximum à 103.5 dB).
Exemple 2 : Poste de brasure (À côté de la chaîne de production) :
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(Courbe bleue : Leq / Courbe jaune : Valeur maximale pendant chaque seconde) |
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Sur le tracé, on remarque que lorsque l'opérateur effectue de la brasure (phases de 2 minutes environ comme on peut le voir sur le tracé ou en utilisation ponctuelle rapide), il est exposé à des niveaux sonores aux alentours de 90 dBA et que lorsqu'il utilise sa soufflette, le Leq atteint 105 dBA quelques secondes.
Pendant cette enregistrement, l'opérateur a été exposé à un niveau sonore équivalent de 91.9 dBA , valeur supérieure à 90 dBA, seuil au-delà duquel l'employeur doit prendre toutes les dispositions pour que les protecteurs individuels soient utilisés dans la législation actuelle. Par ailleurs, il a été exposé pour environ la moitié de son temps à des niveaux supérieurs à 85 dBA et pour un peu moins de 20 % de son temps a des valeurs supérieures à 90 dBA (Pic maximum à 107 dB). Une action sur la/les source(s) émettant les bruits au alentours de 90 dBA permettrait de réduire sensibilisation l'exposition quotidienne de ce salarié.
Diagnostic :
Les enregistrements ont révélés que certains opérateurs étaient quotidiennement exposés à un niveau sonore supérieur à 85 dBA voire même supérieur à 90 dBA pour d'autres, par exemple pour les salariés travaillant à des postes de brasure. Pour ces salariés, des dispositifs de protection contre le bruit doivent être envisagés. D'autre part, certains enregistrements ont démontré que l'exposition sonore quotidienne était acceptable au regard de la réglementation actuelle ou même future.
Recommandations proposées :
Diverses recommandations ont été proposées en précisant bien que la première approche à adopter pour les zones identifiées comme bruyantes est la protection collective (réduction du bruit à la source, changement de machines ou d'outils à main, capotage, écrans anti bruit…). Si des dispositifs de protection collectives sont difficilement envisageable voire inenvisageable ou s'ils ne diminuent pas suffisamment l'exposition au bruit des salariés, différents dispositifs de protections individuelles peuvent être proposés aux salariés, en insistant bien sur l'importance du port effectif pendant toute la durée de l'exposition .
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Bouchons classiques |
Guillaume MAURY
Intervenant en Prévention des Risques Professionnels
ADESTI
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